Social

Augmenter les services aux citoyens dans un contexte budgétairement difficile

                 Le Centre Public d’Action Sociale de Charleroi est un acteur majeur de la vie de la métropole caroloré- gienne.

                 Reconnu par ses institutions paires et le monde politique carolo dans son ensemble comme un modèle de gestion et d’innovation, il ne peut se permettre de simplement vivre sur ses acquis et de gérer les services, certes très importants, qu’il apporte aux carolorégiens et plus particulièrement aux plus démunis et aux plus faibles d’entre-eux.

                 La recherche constante de l’innovation doit nous inspirer et ce, dans un contexte environnemental dominé par deux tendances lourdes.

                 D’une part, un contexte budgétaire difficile qui, plus que jamais, doit entraîner la rigueur au niveau essentiellement des coûts de personnel et des coûts de fonctionnement.

                 Et d’autre part, la croissance des besoins qui se lèvent vers nous : les travailleurs sociaux de première ligne constatent, tous les jours, qu’un autre public passe dé-sormais la porte des antennes sociales : allocataires sociaux, retraités ou encore travailleurs pauvres.

                 Néanmoins, la réalité frappe durement et, loin des statistiques, les agents du CPAS doivent apporter des solutions pratiques à la détresse exprimée par ces personnes.
                 
                 12.000 ménages de Charleroi font appel à nous ; ce qui, en tenant compte de la dimension familiale, signifie que 15% des carolorégiens font appel aux services du CPAS d’une façon ou d’une autre. Notons cependant que cette problématique dépasse l’échelon local puisque au niveau national, la moyenne est de 17% !

                 Notons ensuite que le CPAS de Charleroi a pris, à bras le corps, depuis une décennie, le vieillissement annoncé et en marche de la population.

                 Il est du devoir des autorités publiques d’augmenter notre capacité d’accueil dans nos maisons de repos et de soins à l’horizon 2012. Et en outre, nous devons favoriser et amplifier toutes les structures intermédiaires entre le domicile et l’hébergement en maison de repos : résidences-services, centres de jour, centres de court-séjour…

                 En outre, le budget 2009 prévoit un fort renforcement de nos services de maintien à domicile et en particulier, des équipes d’aides familiales.

Les services d’accueil et les maisons de repos pour personnes âgées

                 Les travaux d’agrandissement et de rénovation se poursuivent dans nos résidences de Couillet et de Montignies-sur-Sambre et ce, dans le cadre des normes 2010 édictées par le fédéral .
Les études se poursuivent concernant les extensions et rénovations de nos résidences de Monceau et de Marcinelle.

                 32 logements de résidence-services sont en cours d’achèvement sur le site du Sart Saint-Nicolas et devraient être disponibles dès la fin de 2009.

                 Nous poursuivons les études pour la création de 24 logements de résidence-services supplémentaires sur le site de Monceau-sur-Sambre en collaboration avec le Foyer Moderne.

                 D’autre part, une résidence-services de 24 logements sur le site de Marchienne fait l’objet d’un dossier rentré sur base d’un appel à projet de la Région wallonne.

                 La pertinence des cen-tres de jour dans la prise en charge des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’autres démences n’est plus à démontrer. La demande en la matière est en croissance constante.

                 2008 a vu l’ouverture de deux centres de jour à Marchienne et à Charleroi. Deux centres supplémentaires sont prévus dans les extensions planifiées de nos résidences de Monceau et de Marcinelle. La capacité actuelle de 37 places sera ainsi portée à 67 places.

                 La création, fin 2008, d’une fonction de référent Alzheimer pour l’ensemble de la population semble d’ores et déjà être une réussite

                 Le grand projet de la mandature reste la création d’une 10ème maison de repos et de soins. Le projet est à l’étude. Il s’agit d’un dossier complexe, à la fois en termes d’implantation physique mais également en recherche de financements. L’idée est de créer une maison d’au moins 120 lits qui serait une référence à la fois sur le plan des soins aux personnes désorientées et également dans le domaine de la performance énergétique et du développement durable. Ce projet se complétera sans doute d’une résidence-services et d’un centre de jour au regard de la volonté fédérale d’intégrer à tout projet, des structures intermédiaires.

Les services d’aide et de soins à domicile

                 Assister des personnes âgées, handicapées ou mala-des chez elles, est un élément déterminant d’une politique sociale ambitieuse. Le CPAS et la Ville de Charleroi ont toujours eu cet élément à cœur, même au sein des pires difficultés budgétaires.

                 Plus de 500 professionnels sont présents journellement sur le terrain pour assurer ces missions (infirmières, aides familiales, aides ménagères, gardes malades).

                 Le défi, en 2009, sera d’utiliser les 25.000 heures de contingent aide-familiale supplémentaire octroyées par la Région wallonne.

                 Cet important effort régional, nous permettra de répondre mieux encore, aux besoins croissants de citoyens âgés, fragilisés, malades ou handicapés qui souhaitent rester à domicile mais également aux besoins des aidants proches qui sont souvent au bord de l’épuisement.

                 La mise en œuvre de ce contingent supplémentaire nécessitera l’engagement de près de 20 équivalents temps plein ; tout bénéfice pour l’emploi local.

                 Nous envisageons, en 2009, de réaliser une étude sérieuse de faisabilité pour notre service de repas à domicile. L’objectif est de passer de la préparation et de la distribution en chaîne chaude vers une distribution en chaîne froide.

                 De gros investissements devront être consentis : la construction d’une cuisine centrale dotée du matériel de réfrigération et de stockage en chambre froide, l’adaptation de la flotte de véhicules.

                 Cette évolution, qui semble inéluctable, devrait permettre la montée en puissance de ce service, qui déjà aujourd’hui délivre, en moyenne, plus de 500 repas par jour.

                 Proxi-service poursuivra et amplifiera ses missions telles que définies dans le cadre IDESS.?Nous veillerons également à insister sur les synergies avec les autres services à domicile et notamment en appui de notre kiné-ergo qui propose des adaptations au domicile des demandeurs pour maintenir ou favoriser l’autonomie et la sécurité des personnes aidées.


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